Les Objectifs du Site

Ce site est un lieu de partage pour les amoureux des appuis-tête et de l’art africain.

Il est né de la volonté de faire profiter au plus grand nombre de la collection « Headrest Paradise » composée de 1001 appuis-tête essentiellement africains issus d’une dizaine d’ethnies dont plus de 600 zoulous.

C’est pourquoi la totalité des appuis-tête que vous trouverez sur ce site proviennent de la collection HeadrestParadise (à l’exception des pièces égyptiennes).

Constituée sur une vingtaine d’années chaque pièce a fait l’objet d’un questionnement sur sa création, son origine,  son histoire qui en font sa valeur tout autant que son esthétique ou sa rareté. Peut être reconnaîtrez vous une pièce passée par votre collection : vos connaissances seront les bienvenues pour enrichir ou corriger les informations recueillies sur certains appuis-nuque .

Headrest Paradise n’est pas un site marchand même si ces collections sont faites pour vivre et évoluer comme toute collection.

Headrest Paradise n’est pas exhaustif et bien sûr perfectible. N’hésitez pas à apporter votre contribution par une information ou un texte à ajouter.

Nombreux sont ceux qui ont contribué à la collection Headrest Paradise et qui sont cités sur ce site : collectionneurs qui ont accepté de céder des appuis-tête en même tant qu’ils transmettaient leur passion, des galeries marchandes partenaires fidèles au fil du temps. Qu’ils soient ici remerciés .

Enfin et surtout cette collection n’aurait rien d’extraordinaire sans les partenaires locaux africains qui ont voyagé dans les villages, flâné sur les marchés d’art ou marchés aux puces , discuté et négocié avec collectionneurs et familles propriétaires d’appuis-tête.

Malien, Ivoirien, Camerounais, Sud-africain une page du site leur est consacrée car sans eux ce site n’existerait  pas !

Un Objet universel

Cette carte du monde avec quelques appuis-tête sur les différents continents souligne l’universalité de cet objet. Il est apparu dans l’antiquité, probablement en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud en paralèlle.

Carte du monde avec différent appuie-tête

Les plus anciens appuis-tête connus ont été retrouvés en Egypte où on les nommait « chevets » et leur datation remonte à plus de 5000 ans

D’extraordinaires appuis-tête ont été découverts sur le continent asiatique, Japon, Chine.. où ils portent le nom d’oreillers. Mais aussi en Inde, en Europe et en Océanie. On en trouve de remarquables en Indonésie et en particulier dans l’île de Bornéo.

La large utilisation des appuis-tête dans certains pays d’Afrique et dans d’autres parties du monde depuis des temps immémoriaux peut résulter d’inventions similaires nées d’un même besoin. Il s’agit d’un véritable phénomène mondial.

Soumis à des contraintes strictes de fabrication (hauteur, arrondi .. ) l’artiste devait adapter le support à l’anatomie humaine ce qui n’entravait pas la force de son inspiration.

« … Les formes et les systèmes de représentation mis en œuvre dans les appuis-tête structurent des figurines qui prennent souvent sens à travers un langage très codifié : celui-ci se fonde sur une dialectique de l’efficace et du symbolique.

L’homme vit dans deux univers, celui de la quotidienneté et celui de la spiritualité, lesquels entretiennent des rapports complexes et complémentaires. Ainsi à travers les croyances et les rites se dessine la préoccupation essentielle des modalités de passage entre l’univers des vivants et celui de l’au-delà… »

Texte de Christiane Falgayrettes -Présentation de l’exposition « Supports de reve Appuis-tête Africain -Collection Hans Silvester Décembre 2008 »

Afrique – Berceau des Appuis-tête

Il existe plus de 2000 groupes ethniques en Afrique ayant pour la grande majorité son style d’appuis-tête comme par exemple :

Carte de l'Afrique avec différent appui-têtes

Cette représentation murale ne représente que partiellement l’incroyable multiplicité des ethnies qui ont crée chacune leur style d’appuis-tête au fil des siècle.
Les grands pourvoyeurs d’appuis-tête sont les éthiopiens, la région Kenya-Tanzanie et le Sud et Sud-Est de l’Afrique.

Parmi eux l’Afrique du Sud occupe une place privilégiée, objet précieux dans ses différentes ethnies, la richesse des formes, usages, sculpteurs paraissent presque infinies comme sur cette exposition murale d’appuis-tête zoulous.

Les Partenaires africains

Il n’est pas simple de trouver puis de choisir des partenaires locaux pour constituer une collection comme celle de Headrest Paradise.

Compétence en matière d’art africain, sens de l’esthétique, capacité à se constituer un réseau de collectionneurs locaux, volonté de voyager dans les villages reculés mais surtout fiabilité des informations transmises.

Headrest Paradise a refusé des pièces et stoppé des partenariats lorsqu’il s’avérait que les informations transmises étaient inventées ou farfelues.

Les cinq partenaires ci dessous ont coché toutes les cases et su gagner la confiance au fil de plus de 10 ans de collaboration avec Headrest Paradise.

Merci à vous Diakaridia, Issa, Nthabiseng, Ibrahim et Daouda.

Nthabiseng KHUMALO

L’art africain est aussi une affaire de femmes grâce entre autres à Nthabiseng  encore trentenaire née dans la région de Kwamashu KwaZulu, Natal en Afrique du Sud ;

Cette mère de quatre enfants a commencé à acquérir des connaissances sur l’art dès son plus jeune âge grâce à sa grand-mère connue sous le nom de mama Nthandi (ce qui signifie bonne mère qui a un cœur paisible). Elle collectionnait les pots en argile les objets en bois :cannes, poupées, vaisselles, perles, appuie-têtes qu’elle trouvait ,aidée par sa fille (la mère de Nthabiseng), dans les zones rurales, lors de ses voyages dans les coins les plus reculés du pays.

Dès ses 20 ans Nthabiseng et sa sœur accompagnaient leurs mère et grand-mère dans des voyages de plus en plus éloignés dans les pays limitrophes Zimbabwe, Mozambique, Eswatini, perpétuant ainsi la passion des femmes de la famille pour l’art africain.

Leurs acquisitions étaient vendues aux celèbres collectionneurs propriétaires de galeries comme Vittorio Menenghelli à Germiston, Peter van Baley, propriétaire de Curio d’Afrique à Graskop, ou Jürgen, feu propriétaire de Tzaneen à Limpopo.. Tous ces collectionneurs sud-africains se retrouvaient tous les samedis sur le marché aux puces à Bree Street, dans le centre-ville de Johannesburg ,ou Nthabiseng tenait un stand avec sa grand-mère au décès de sa mère.puis par la suite dans une boutique d’Alexandra jusqu’au décès de sa grand-mère en 2010

Depuis avec sa sœur Lebogang elles perpétuent l’entreprise familiale et deviennent spécialistes des appuis-tête et des objets en perles dans une boutique au Gauteng puis sur les marchés d’art de Bruma et de Rosebank avant que celui-ci ne ferme lors de l’épidémie de Coronavirus.A l’issue de cette pandémie, elle décide de continuer en privé, en se concentrant sur les appuis-tête et les perles seulement, en s’appuyant sur un découvreur d’art tribal nommé Baba Jabulani qui voyage régulièrement dans le KwaZulu, Natal, l’Eswatini, au Mozambique et au Zimbabwe.

Diakaridia BAGAYOKO

Né en 1977 a Diadoubala  dans la Region de Sikasso dans le sud du Mali. Fils d’agriculteurs très modestes Diakaridia n’accède à l’école qu’à l’age de 11ans , et accompagne son grand frère durant les vacances à Abidjan pour s’initier à l’art africain sur les marchés . Il déménage en Côte d’Ivoire proche du sud du Mali pour y retrouver une partie de sa famille et suivre son second cycle scolaire à Bougouni.

Il accompagne grands frères et cousins , porte les sacs de sculptures et autres objets à vendre sur les marchés et chez les collectionneurs locaux où il apprend à négocier , à éduquer son gout de l’esthétique . Il fait ses classes sur le marché touristique de Cocody et commence à sourcer ses pièces en Guinée Conakry ou au Ghana pendant une dizaine d’années et devient membre de l’union nationale des antiquaires de Côte d’Ivoire (UNACI)

En février 2005 suite aux troubles de l’époque en Côte d’ivoire, il se décide à partir vivre en Afrique du Sud à Cape Town et démarrer une nouvelle vie. Grâce à son expérience passée dans le marché de l’art et sa présence assidue sur les « Flee markets », il rencontre tous les collectionneurs de la région et se construit un formidable carnet d’adresses. Présent depuis 20 ans en Afrique du Sud il est , avec sa femme et ses 5 enfants, totalement intégré au Cap et a largement contribué à la collection Headrestparadise depuis quinze ans.

Issa BOCOUM

Issa Bocoum né à Mopti ,la Venise du Mali en 1968. Fils de paysans maliens il se déplace régulièrement en pays Dogon pour trouver de belles pièces dans cette région au sens artistique très développé et les vendre aux antiquaires de Mopti. Après quelques années à l’école coranique, il commence à voyager dès l’âge de 17 ans dans un nombre incroyable de pays : Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria, Cameroun ,Zambie ,Angola, etc, pour découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles ethnies aux styles artistiques différents.

En 1994 il s’implante en Afrique du Sud à Johannesbourg et commence le business avec l’Asie. Il voyage en Chine, Thailande, Japon et Corée du Sud où il tisse un réseau de collectionneurs amateurs d’art africain . Il est désormais basé à plein temps à Johanesbourg. Connu de tous les collectionneurs, il a su en convaincre un grand nombre de céder leurs pièces et de contribuer à la création de la collection Headrestparadise ces quinze dernières années .

Marié au Mali et en Afrique du Sud ce père de deux filles désormais citoyen Sud africain est une personnalité connue d’un grand nombre d’amateurs d’art mais aussi de minéralogie dans plusieurs pays de la région.

Ibrahim MBOHOU

Ibrahim est également un grand voyageur originaire de Foumban à l’ouest du Cameroun ou il est né en 1974. Dès l’age de 18 ans, il a commencé à travailler et sculpter les objets d’art Africain et a très vite rejoint le Centre d’artisanat de Douala au Cameroun et commencé à vendre différents objets d’art.

A 20 ans il s’exile en Afrique du Sud et fait la navette dans les différentes régions d’Afrique du Sud où il sillonne les territoires Zoulous, Ndébélé, Xhosa Swazi rencontrant les habitants de toutes ces régions .

Marié en 2008 avec une femme Zouloue qui lui a donné deux enfants , il lui doit son intégration et sa compréhension de la riche culture d’Afrique du Sud. L’oncle de sa femme travaille à Soweto Muséum wozobona Cultural House,ce qui lui permet de sourcer de belles pièces non retenues par les musées locaux , d’en maîtriser la provenance et l’histoire, ce qui a permis de recueillir de très précieuses données sur bon nombre d’appuis-tête de la collection Headrestparadise.

En 2013 c’est le grand saut vers l’Europe pour Ibrahim, tout d’abord en France où il commence son sourcing pour la collection Headrestparadise, puis aussi en Allemagne en 2017, sans oublier quelques séjours en Belgique terre d’excellence pour l’art africain !

Daouda TSCHARA

Né en 1983 à Bertoua à l’Est du Cameroun, une ville dont les autochtones sont majoritairement les pygmées.

Étant donné que son père était commerçant de tissu, il a développé dès son très jeune âge son sens du commerce et a commencé à vendre de l’art africain très jeune.

Il a commencé à côtoyer les européens férus d’art camerounais à Foumban, cette ville camerounaise touristique artistique et artisanale. Dès ce moment-là son envie de connaître sa culture et celles des autres ethnies s’est développée. Il passait son temps dans les ateliers de sculpture sur bois ou sur ivoire plutôt que d’aller à l’école. Se sentant mieux armé il est allé vivre à Yaoundé la capitale, toujours dans le secteur de l’antiquité tout en étant guide touristique , ce qui l’amena a découvrir les villages reculés et aller à la rencontre des peuples isolés, découvrant leurs cultures et leur vie au quotidien dont fait partie l’appui-tête dans certains villages traversés.

Il habite à Paris depuis presque 13 ans, célibataire avec 1 enfant en France et deux au Cameroun, il est actuellement en parallèle du commerce de l’art africain qui est sa passion, agent technique d’entretien à la ville de Paris. Il passe son temps disponible dans les salles de vente , chez les collectionneurs privés à la recherche de perles rares. Mais ses réseaux au Cameroun et au Nigeria limitrophe lui ont permis de contribuer grandement à la collection HeadrestParadise, en particulier pour la collection QUA sourcée par Daouda dans la région du sud ouest Nigérian, le Calabar, contigue au Cameroun.

Et tous les autres ...

Ousmane NCHARE

Ibrahim NJANKOUO

Joel NGABO

Zacharie MFOUATA

Cheick NIMAGA

Vilma LAROCHE

Axel NZUE NGUEMA

Khader ILIAS

Yacouba YACOUBA

Bert GARREBECK

Tshimpanga MULUMBA

…Et tous les autres encore ….