| Couleur de la pièce | Bicolore |
|---|---|
| Dimensions | 42 à 52 cm x13 à 17 cm |
| Etat | Bon état |
| Ethnie | Swazi |
| Matière | Bois |
| Nature du bois | Medium |
| Particularités | Mystère de la Stekemani collection |
| Pays | Afrique du Sud |
| Siècle | XXe Siècle |
| Utilisation | Simple |
| Référence | Headrest of Southern Africa/The architecture of Sleep (Goodall/Zimer) |
| Année | 1920-1939 |
| Région - Village d'origine | Village Ngwavuma |
| Nom du Sculpteur | Stekemani Ntshangase |
Description de la Pièce
Le mystère de la collection Stekemani : il semblerait que ce célèbre sculpteur swazi ait réalisé 10 appuis-tête de ce style, pour ses 5 enfants et leurs conjoints selon une hypothèse non vérifiée. Un peu comme le trésor de la licorne dans les bandes dessinées de Tintin, sur les dix appuis-tête de Steckemani 5 appartiennent à la collection Zimer, 2 à celle de Bruce Goodall et 1 au musée MFA de Boston vendue par les collectionneurs suisses Udo et Waltraut Hortmann en septembre 2013.Mais qui détient les 2 dernières pièces de la célèbre collection Stekemani ? Quel villageois au fin fond du KwazuluNatal ? Quel collectionneur ? Dans quel musée du globe? Dans quel pays ?Feu Stekemani Ntshangase était un sculpteur qui vivait dans la région de Ngwavuma, dans le nord du KwaZulu-Natal. Il appartenait au clan Ntshangase, qui vit de part et d’autre des montagnes Lebombo, aujourd’hui frontière entre l’Afrique du Sud et l’Eswatini. À l’époque précoloniale, les membres du clan se déplaçaient avec leur bétail, vivant au sommet de l’escarpement pendant la saison chaude, donc en Afrique du Sud, et migrant vers l’Eswatini pendant les mois plus frais. Les Ntshangase, bien que farouchement indépendants, se considèrent comme des Swazis, car ils n’ont jamais été intégrés au royaume zoulou. En 2005, sur une période de quelques semaines, plusieurs appuie-tête, dont six Stekemanis, ont été collectés par Gertude Dube à Durban. À cette époque, le Zoulouland avait déjà fait l’objet de nombreuses collectes et les appuis-tête devenaient difficiles à trouver. Gertude est donc allée jusqu’à Ngwavuma, à la frontière de l’Eswatini et du Mozambique. En s’enfonçant de plus en plus dans la région reculée des monts Lebombo, elle a eu la chance d’accéder à des terres appartenant à des Swazis, une région riche en appuie-tête. Gordon Crawford a eu la chance d’acheter un grand nombre d’entre eux, y compris les six Stekemanis. C’est Gertrude qui a identifié ces appuis-tête comme étant l’œuvre de Stekemani (cette information a été transmise à Gordon Crawford et inscrite dans son livre « Sicebile »), parmi eux seuls sept des dix pièces existantes ont été identifiés dans des collections à travers le monde. Ces appuis-tête de la période mature de Stekemanis présentent quelques caractéristiques distinctives. Ils ont trois pieds, avec des entailles en forme de V en dessous de la plateforme. Ils sont reliés, vers le bas où ils s’évasent, par deux contreforts plats. La jambe centrale, tout en ayant la même forme que les deux autres, ne touche généralement pas le sol, ce qui signifie qu’elle est à mi-chemin entre une jambe et un ergot prolongé. Les côtés incurvés des jambes ne présentent que deux rainures, exceptionnellement profondes, tandis que les côtés plats sont laissés lisses. Les contreforts qui relient les pieds sont décorés de carrés de différentes couleurs, et les extrémités supérieures de la plate-forme de couchage sont marquées d’un audacieux motif croisé.








